EN
1-833-474-9746 EN

Les vêtements de compression à la course à pied : ça vaut la peine?

Publié lundi le 02 juillet

Les vêtements de compression à la course à pied : ça vaut la peine?

Une chronique signée Daphné Bilodeau, pht, Nxt Generation PHYSIO.

Il existe plusieurs types de vêtements de compression allant des bas, au chandail en passant par les cuissards. Mais ces vêtements sont-ils aussi efficaces que dispendieux ? Les vêtements de compressions sont reconnus principalement pour optimiser la performance et favoriser la récupération.

Mythes ou réalités?

Selon la littérature, il y n’y aurait aucune influence négative sur la performance de porter un vêtement de compression, mais est-ce que l’investissement en vaut tout de même la peine ? Voici ce qu’en disent les études :

Performance à la course à pied

Il y aurait un effet positif léger possible sur la performance générale à la course à pied. En effet, une influence positive est observée au niveau de l’économie d’énergie selon les paramètres biomécaniques. Il y a amélioration du temps de contact au sol, de la fréquence des foulées ainsi que sur la longueur des foulées.

Tu peux te renseigner sur l’optimisation de ta performance à la course à pied ici.

De façon plus générale, le port d’un vêtement de compression n’a aucun effet sur la consommation d’oxygène pour une épreuve en endurance sous-maximale. Par contre, il y aurait un grand effet positif pour une épreuve d’effort maximale chez des athlètes de haut niveau. La consommation d’oxygène est le reflet direct de la capacité en termes d’intensité d’une activité d’endurance cardio, donc de l’intensité maximale que tu peux tenir sur une période donnée.

Toutefois, nous ne notons aucun effet sur la fréquence cardiaque à l’activité.

Au niveau subjectif, il y a eu une influence positive sur la température corporelle perçue ainsi qu’un effet psychologique positif de léger à modéré.

Récupération après l’activité

La perception de fatigue musculaire directement après une sortie de course à pied est atténuée par le port d’un vêtement de compression pendant la course. En effet, la performance à une épreuve de force musculaire est meilleure après la course avec vêtement de compression VS sans vêtement de compression.
En d’autres mots, il y a moins d’accumulation de lactate sanguin immédiatement après une épreuve de course à pied avec port de vêtement compressif. Le taux de lactate sanguin est relié indirectement à la fatigue musculaire : plus il y a de lactate, plus le muscle est fatigué.
Un large effet positif en termes de perception subjective des courbatures a été observé.
On peut donc en conclure que les grands effets positifs sont réels au niveau de la perception des usagers. De plus, il n’y a aucun effet négatif évalué : les résultats sont soit nuls ou légèrement positifs. Par contre, bien que minimes soient-ils, ces effets positifs semblent être perçus comme importants au niveau subjectif.

Du point de vu d’une physiothérapeute, le coût de ces vêtements est suffisamment abordable pour les bénéfices qu’ils rapportent; ça vaux donc la peine de les essayer.

En terme de prévention des blessures, les bas de compression pourraient aider à améliorer la proprioception, ce qui est très intéressant. La proprioception c’est la perception de la position du corps dans l’espace, donc par exemple, une meilleure perception au niveau du positionnement du pied au sol à la course à pied. Il faut par contre connaître la façon de bien effectuer le mouvement. En effet, une bonne perception du mouvement c’est bien, mais il faut être capable de reconnaître le bon patron, sinon le risque de blessure de surutilisation, telle que la périostite tibiale, la tendinopathie d’Achille, le syndrome fémoro-patellaire ou le syndrome de la bandelette, est augmenté. C’est à ce moment que le physiothérapeute entre en jeu.

De plus, si la récupération est améliorée pour les courbatures post entrainement, pourquoi pas pour la récupération d’une blessure ?

Il en existe de toutes les couleurs! Comment résister?

Daphné Bilodeau
Physiothérapeute
Nxt Generation PHYSIO

Références
https://link.springer.com/content/pdf/10.1007%2Fs40279-016-0546-5.pdf

http://bjsm.bmj.com/content/bjsports/48/18/1340.full.pdf

Nouvelle précédente

Triathlon : La diversité c’est cool, mais à quel prix?

Suivez-nous:

Autres nouvelles

Les nouvelles semblables à celle-ci